SM > LE FILS PREFERE > 10.2009
envoyé par sebmusset. - L'info internationale vidéo.
Le fils préféré : Le fils préféré des français - ou ne pas être surpris d'un comportement classique sous la Ve république ( et par ailleurs largement rependu dans la société civile) accentué par un président-roi. Valeurs actuelles de droite - ou comment l'histoire de Jean Sarkozy prend la droite au piège des valeurs distillées depuis 2 ans par son roi (et totalement anti-droite) : Culte de la consommation, notoriété prévalant sur toute autre qualification et nivellement du débat public relégué au rang de feuilleton sur buzz. Dans ce contexte l'irruption de Jean Sarkozy au devant de l'information vaut surtout comme une brevet de notoriété accélère. C'est un épisode du feuilleton, le prochain épisode sera la naissance de son enfant dans quelques jours. La stratégie du désespoir - A défaut de pouvoir faire rêver le pouvoir désespère. Le pouvoir en place compte bien sur ce fatalisme et cet accablement. C'est finalement la situation idéale pour lui : C'est celle qui demande le moins d'effort.
NOUVEAUTE : Les DVD Seb Musset et Grand François sont sortis. 4 DVD intitulés "Jours de colère". Vous pouvez les acheter ici.

Alors la question, est-ce que je vais maintenir cet article maintenant .... La réponse est oui. Car nous sommes ici presque dans le cas "Radiohead". Après nous avoir diverti, fait réfléchir gratuitement, Seb Musset et Grand François sortent ces 4 DVD pour les fans avec bonus et inédits.
Ne vous y trompez pas, ce sont des DVD d'encouragement à continuer pour eux. A vous de savoir si vous voulez les encourager. Voici le nouveau modèle économique, les artistes se font connaître par internet et on leur achète directement leurs oeuvres. C'est virtuel mais bien plus direct qu'un circuit FNAC. C'est ça qu'Hadopi combat. C'est le coeur de cette loi. Surtout pas d'artistes qui prennent leur autonomie des majors.
Refuser ou périr : Du comportement individuel de chacun dans l'entreprise dépend l'avenir commun - De l importance pour le salarié de s'opposer a la hiérarchie face a la montée de la précarité. - Retour sur le déclassement des enfants de la classe moyenne qui conduit a la soumission mais aussi inévitablement aux désillusions et a la pauvreté pour la majorité. Référence
La revanche des quinquas : Ou comment face a un gouvernement déconnecté et aveuglé par sa culture d''entreprise, l'insurrection peut venir de ceux que l'on pouvait croire les plus pantouflards. - Retour sur cette fameuse culture de l'entreprise et sur le mode de gouvernance à l'exclusif bénéfice des rentiers. - Tiers mondialisation sociale de l'Europe : le voilà ton nouvel ordre mondial ! - Inclus dans le zapping : Pierre Larrouturou revient sur le décrochage des salaires occidentaux.
Conversation avec Seb Musset: A propos de "la fin de la crise". Pour qui sonne la crise ? De quelle classe moyenne parle t-on ? Tandis que certains en bas de l'échelle morflent certains, pas loin au-dessus, en profitent discrètement pour surfer sur les bonnes affaires (en attendant d'être lessivés à leur tour ?). "Quand on ne veut pas on ne peut pas." Du refus de la classe dirigeante d'envisager sérieusement des lois pour réduire les écarts de salaire entre patrons et salariés et de son insistance à effacer toutes traces de lutte des classes alors qu'elle est bien effective. "Les premiers a partir au champ d honneur…" Quelques pronostics sur la poursuite sociale des évènements et la possibilité que certaines victimes s'entretuent entre elles.
Face à la crise : Le social pour sarkozy, c'est supprimer la taxe professionnelle. (...) C'est typiquement le genre de mesures toutes bidons, vaguement sociale qui en fait ne le sont pas du tout, qui aident encore ses copain, et dont en plus les français vont payer les frais. (...) Jusqu'à maintenant, il était dans la décision unilatérale et bizarement quand il s'agit de social, il veut en parler avec les syndicats. Ca veut dire "je ne veux pas", il ne peut pas dire "je veux" quand il s'agit de social, non il ne peux pas dire "aider les gens" (...) Cette émission n'a pas répondu à la crise des plus précaire mais elle a répondu à l'idée de la crise que s'en font les moins touchés (...) Il est en plein bug idéologique (...) Il joue avec cette équilibre précaire de la classe moyenne qui se croie au dessus et avec la classe moyenne qui est carrement en dessous. Ils jouent les français les uns comme les autres (...) Le danger pour Sarkozy, c'est les gens de droite déçus, c'est à ces gens qu'il a parlé. Les gens, ils ont zéro moins zéros à la fin du mois (...) cet argent, ils vont de toutes façons Bizarement, les dettes elles restent, les banques sont en difficultés mais ta dette n'est jamais dilluée, il y aura toujours quelqu'un pour te la racheter. en avoir besoin, alors ils vont emprunter et emprunter à 20% et qui est à l'autre bout, les banques.
Capitalisme pas Capital : On atteint ce niveau de progrès qui fait qu'il faut peut-être arrêter de penser avec des
schémas des années 50 70(...) Pour redevenir raisonnable à l'échelle occidentale, mais quand je dis raisonnable c'est à la fois que les banques redeviennent raisonnables et que l'individu redevienne raisonnable. C'est-à-dire qu'il arrête de vouloir posséder plus qu'il n'a. (...) Il en va de l'intérêt commun de mettre un sérieux coup de frein à cette politique. On voit même que les sarkozyste ne sont plus contents de Sarkozy. On a affaire à une politique qui est très clairement de droite libérale profondément ancrée dans les années 80 Bernard Tapie styles, mais qui en plus est gérée par un mec qui est complètement barré. Il ne peut rien ressortir de bon de ça pour l'individu.
De la relance aux pavés : "Ils vont évidement augmenter tout ce qui est de l'ordre de l'impots obligatoire (...) Si tu n'as pas ton gilet fluot, tu prends ta prune à 200€ (...) Je préfèrerais qu'on fasse plus de logements sociaux et moins de TGV mais ce n'est pas dans la grille de lecture UMP (...) Y'a un moment où on arrive au fond de l'évier (...) C'est une mesure forte, oh arrête ce n'est pas le prix d'une tongue(...) on cherche à ce que les gens n'aient plus que le choix de travailler jusqu'au bout et ensuite il faut qu'ils meurent le plus vite possible"
Face à l'empire de la crise : C'est surmédiatisé car quand tu donnes 300 milliards aux banques, et que tu as chipoté la semaine d'avant pour 1/2 milliards au gens, il faut faire passer la pillule (...) Le capitalisme n'a aucune imagination en fait, c'est une pauvreté d'imagination complète (...) La moralisation, ce n'est que pour calmer les gens. (...) Ils ne sont pas dans une politique, dans une vision des choses à long termes, ce sont comme les drogués. Et nous on est là pour payer (...) .
Etat de crise : "En fait, nicolas Sarkozy essaye de transformer la crise comme n'étant pas de son fait mais c'est bien son idéologie politique qui en est responsable (...) Il vont bientôt nous faire des chansons, un téléthon des banques (...) Celà fait des années qu'on nous enmerde avec le pacte de stabilité à 3%, et là pour les banques, on s'en fout, on va monter à 10% (...) La banque est le bras armé de l'état (..), C'est intégré dans le système de fonctionnement de Sarkozy, on écrase les faibles (...) Lui, il s'en fout, de toutes façons, les précaires ne vont pas voter pour lui (...) La vision d'un mec de droite est trés simple, il y a les gens qui ont et les gens qui n'ont pas. Et il faut que ceux qui ont continuent à avoir, et s'il faut sacrifier des gens qui n'ont pas pour ça, ils le feront"
Un projet à la con : "Tout le monde à la naissance a droit à un logement (...) Ca changerait tout"
Internet, peuple, élection et banania : "Internet est un de ces éléments imprévus (...) C'est par là que va arriver les petits canneaux d'insurrection. Mais je ne me fait aucune d'illusion, ce sera maté trés vite. (...) Aprés les élections, ce sera bien verrouillé, comme la télé, comme la vie civile"
Esprits Libres ? : "C'est un penchant naturel chez les journalistes français de carresser dans le sens du poil. (..) Ca se veut punk (...) mais c'est un maillage entre 25 personnes qui tourne en rond. Ca ne correspond plus du tout à la réalité. (...) Ce que je ne supportes pas c'est ce double traitement, le peuple on le fait parler quand on veut pour qu'il ait à dire quelquechose qu'on a prévu qu'il dise avec parcimonie, tandis qu'en face on a les vannes grandes ouvertes pour le discours UMP ou PS."
L'inéluctable pseudo-révolution : "En politique tu es dans la révolution soit dans le conformisme. Cette thématique du pouvoir d'achat, ce n'est pas pour rien. (...) Les gens, ils veulent de l'argent, ils veulent de la tune, ils veulent du système. (....) On veut du changement mais du changement de décoration.(...) Tout le monde a un désir de bourgeoisie. Non le peuple n'est pas révolutionnaire, il aspire à devenir bourgeois."
Le jour d'aprés (Suite et fin): "Là il y a quand même un vraie cézure. C'est plus qu'une victoire de 53%, c'est vraiment deux frances. Parce que les gens qui n'ont pas voté Sarkozy, je pense, ne peuvent pas dans leur extrème majorité que ce mec puisse etre président de la république. (...) La france des vieux riches et des jeunes pauvres. (...) On vide les villes des pauvres, on leur fait des centres commerciaux où ils moutonnent le week-end. En attendant, les centre-villes se vident des gens et se remplissent de riches et de boutiques de luxe surprotégées par la police (...) Maintenant, c'est chacun pour soi et Sarkozy pour tous. "
2007 : Voleurs et volés : "La dernière personne chez qui on peut s'attendre à trouver des idées révolutionnaires, c'est l'employé de bureau. (...) Il serait judicieux d'arréter de parler de capitalisme et de prolétaires mais de voleurs et de volés."
Conversation : "Cette surabondance du mouvement, ça masque le vide.Ca plait au vieux. Et puis il vient aprés Chirac. (...) Il est trés con, on le surestime. (...) C'est les états-unis, ça fait réver un peuple qui n'y a jamais été. (...) On est passé d'une france où il n'y avait pas de futur à une france qui a un avenir mais qui n'est pas bandant. "
Du salarié au poid: "En angleterre, ils ont foutu la pression sur les loyers, tout est trés cher. Tu n'as pas le choix, il faut travailler. En france, tu es miné parce que tu ne travailles pas, en angleterre, tu es miné par un boulot de merde. Ca revient au même (...) Il y a autant de salauds d'exploiteurs que de cons d'exploités. (...) A partir du moment ou tu met la main dans le toujours plus, tu seras forcement déçu."



Derniers Commentaires