Vous avez remarqué, on ne parle plus de l'europe. Ces élections sont cachées. Que ce soit l'UMP et le PS, c'est silence total. Pas de débats, pas de bruit. Ils éteignent leurs médias aux ordres.
Vous allez voter sur deux ou trois slogans.
Forcement, entre les roquets de gauche qui nous ressortent le vote utile et les chacals de droite qui osent le slogan :
"Quand l'europe veut, elle peut", il y a vraiment réunion dans
leur déchéance. Des pétochards sans idées et des faux-culs , voici l'avant-garde de la régression. Ils jouent un jeu dangereux, figés dans leur conformisme préparant le passé en guise d'avenir.
Voici les vraies forces du conservatisme. Alors que le communisme et le vrai socialisme se sont refait une pensée moderne prenant en compte l'émancipation du peuple, eux moulinent des slogans déjà
vus dans les pires moments de l'histoire, de la formule de pub stérile, du ringard dans le meilleur des cas.
"Quand on veut on peut", non, c'est une connerie, une stupidité sans borne, un
mensonge éhonté. Il faudra un jour comprendre que seuls, on a beau vouloir, ça ne suffit pas. L'europe ne pourra rien sans les autres et vous non plus. Votre destin, ce n'est pas vous en tant
qu'individu qui l'avez dans vos mains, c'est bien le groupe qui décide pour vous. Regardez les financiers, vous
vouliez travailler en toute sureté dans un monde heureux, ils
ont pu
vous détruire votre avenir et la planète. La vie est basée sur des relations extérieures.
Dans le cas de l'UMP, leur mouvement d'ensemble est bien : "réaction faciste". Le fasciste n'est pas réellement une doctrine mais plutôt le choix de l'action avant la réflexion. Toute les maximes
facistes se rapportent uniquement à l'action, aucune pour une approche philosophique. On ne pense pas, on agit, c'est ça le fascisme. C'est pour celà qu'il est assoccié au culte du chef, il faut
pouvoir mettre une réalité physique à l'action et il faut qu'elle soit omniprésente, écrasante.
"Mein Kampf (mon combat)" d'Adolph Hitler, "Notre doctrine, c'est le fait" de Mussolini, "Travailler plus pour gagner plus" de Nicolas Sarkozy, aucune réflexion que de l'action
brutale.
Et leurs électeurs les méritent bien sur cette voie. Ils vont voter pour celui qui s'agitera le plus, celui qui crira le plus fort, "Je vais faire". Ils vivent pour le souvenir d'une france qui n'a
jamais existée que dans leurs fantasmes et non pour une idée de l'avenir.
Ces élections européennes auraient dues compter les français qui ont peur de leur ombre et n'osent pas le changement et ceux qui soutiennent que ce monde n'est pas le leur, qu'il en existe un autre
à construire. Toute la différence est là. Il suffit d'évoquer le refus de ne pas entrer dans leur système de valeurs pour vous rendre compte que c'est ce qui va déclencher les réactions les plus
violentes. Leur première réaction sera de vous traiter de dictateur fasciste, la seconde de malade mental. On mettra en doute votre esprit démocratique et enfin vos facultés d'analyses de
votre environnement.
Mais en fin de compte, ils se mentent à eux-mêmes. La démocratie représentative à la française n'est qu'une bataille d'idées pour imposer les siennes. Elle a conduit au bipartisme qui ne représente
plus personne. Tant que l'assemblée ne sera pas proportionnelle et la fonction présidentielle supprimée.
Ces élections, on les fait en douce pour ne pas remuer les esprits. On ne veut pas casser plusieurs années de nov-langue qui transforme l'état policier en sécurité, la crise financière en croisade
pour sauver les riches.
Moi, je vais voter une gauche, celle dont le message correspondra le plus à ce principe : on construit un autre avenir.
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