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Mercredi 7 mai 2008

Interview de Jean-Pierre Dubois Président de la Ligue des droits de l'Homme par Nicolas Buzdugan (le mardi 6 mai 2008)

Il fait parti de ces textes qu'il faut sauvegarder. A diffuser le plus largement possible.


"Dans son rapport annuel, la Ligue des Droits de l'Homme dénonce une aggravation des atteintes aux droits et aux libertés en France. Quel est le bilan de la première année du mandat de Nicolas Sarkozy en termes de droits de l'Homme ? Qu'appelez-vous "l'asphyxie de la démocratie ?"

Nous sortons ce rapport pour la cinquième année. Evidemment cette édition revêt un caractère un peu particulier puisqu'il s'agit en fait d'un bilan de la première année du quinquennat de Nicolas Sarkozy.
Nous constatons effectivement une rupture, comme le président l'avait annoncé. Me Jacques Vergès [célèbre avocat, ndlr] dit qu'il pratique la défense de rupture. On peut dire que Nicolas Sarkozy pratique lui le présidentialisme de rupture. C'est une rupture avec les principes et les valeurs de la tradition républicaine.

Nous voyons, et c'est pour cela que nous parlons d'une démocratie asphyxiée, qu'aucune institution démocratique n'a résisté à l'agitation frénétique de Nicolas Sarkozy. Le gouvernement n'existe plus de manière collégiale. On voit des ministres qui apparaissent puis disparaissent. Ils sont réprimandés ou félicités comme des jouets. Le seul gouvernant réel, c'est finalement le président lui-même et, d'ailleurs, il le paye cher puisqu'ayant tout concentré entre ses mains, il concentre aussi les critiques contre sa personne.

Le parlement vote les réformes comme on le lui dit, quand on le lui dit, même si cela ne manque pas de susciter une grogne de plus en plus généralisée au sein de la majorité, au point qu'aujourd'hui je ne suis pas sûr que Nicolas Sarkozy soit plus populaire chez les parlementaires de l'UMP que chez ceux de l'opposition.

Pour ce qui est de la justice, la garde des Sceaux a dit elle-même aux magistrats qu'ils n'étaient pas là pour appliquer la loi mais pour appliquer la volonté des 53% de Français qui ont élu Nicolas Sarkozy pour rénover l'autorité. On voit à quel point la séparation des pouvoirs et le sens même de nos institutions est menacé. Parce que confondre le peuple français avec une majorité présidentielle de passage, faire passer la volonté d'un homme pour la loi, c'est très inquiétant.

On a également constaté des dérapages par rapport à la laïcité sur laquelle, au fond, les convictions personnelles du monarque élu remplacent la tradition républicaine. Il y a une déstabilisation des institutions et des valeurs. De ce point de vue, le fait que Nicolas Sarkozy veuille qu'on réécrive le préambule de la Constitution, qui contient, je le rappelle, la Déclaration universelle des droits de l'Homme, ne fait rien pour nous rassurer. Espérons que son entourage va continuer de lui conseiller de se calmer…

Du point de vue du droit social, on constate que, plus l'Etat pénal augmente, plus l'Etat social régresse. Nous allons vers une société totalement folle. Il y a deux fois plus de détenus qu'il y a trente en France. La loi sur la récidive et celle sur la rétention de sûreté ne vont rien arranger, sans parler des sans-papiers et des étrangers. Nous tendons, comme Nicolas Sarkozy y aspire vers le modèle américain avec des lois hyper répressives et une remise en cause profonde de notre modèle social.

Il y a sept ans, il y a eu des rapports parlementaires alarmants sur la situation des prisons françaises. Les gens étaient effarés, y compris ceux du RPR qui parlaient de "honte pour la République". Qu'a-t-on fait depuis ? Nous comptons désormais 63.000 détenus pour 50.000 places. Tous les observateurs étrangers qui sont venus visiter nos prisons ont affirmé que c'étaient des machines à fabriquer de la délinquance. Et la réponse de notre président, c'est que nous allons passer de 60.000 à 80.000 détenus. On ne change pas une politique qui perd… C'est dramatique.

Nous voulons sanctionner toujours plus sans s'attaquer aux causes profondes du problème : l'éducation et le manque de lien social. Seulement ces thèmes là ne payent pas électoralement parce que cela prend du temps et coûte de l'argent. A contrario, faire du tout répressif ne coûte rien et cela permet de récupérer les électeurs d'extrême droite.

Le discours sécuritaire ne produit pas de sécurité. Il produit de l'insécurité qui permet de ramasser les dividendes électoraux. Le but des politiques sécuritaires n'est pas d'augmenter la sécurité mais de trouver les conditions de récupération de l'électorat d'extrême droite. L'insécurité, c'est très porteur politiquement. Les deux dernières élections présidentielles nous l'ont prouvé.

Sur un plan international, comment jugez-vous cette première année de mandat ?

 Là, nous avons vraiment une situation contradictoire. Nicolas Sarkozy avait été très dur envers Jacques Chirac pendant sa campagne. Il nous expliquait, notamment, que son prédécesseur s'était couché devant Vladimir Poutine et que lui serait courageux face au despote. Il a également fait un grand discours aux ambassadeurs en septembre dernier en expliquant que les droits de l'Homme serait au centre de la politique étrangère de la France.
Résultat : non content d'avoir rencontré le président Poutine, il a été le seul dirigeant des grandes démocraties à déclaré que les élections législatives russes s'étaient parfaitement déroulées. Je ne parle même pas de l'accueil réservé au colonel Khadafi lorsqu'il est venu à Paris ou du prolongement de la politique de la Françafrique.

Et puis il y a eu tout récemment cet incroyable discours à Tunis où il a finalement conseillé au président Ben Ali de continuer à torturer et à emprisonner les dissidents politiques parce que cela arrange tout le monde.
Nicolas Sarkozy n'est même pas au niveau de George Bush qui a reçu, comme Angela Merkel, le dalaï lama. Notre chef de l'Etat, lui, n'y arrive pas. Même par rapport à des gens qui ne sont quand même pas des modèles de laxisme gauchiste, on a l'impression qu'il est totalement paralysé, aux antipodes de ce qu'il avait annoncé.
Nous ne demandons pas de faire de l'angélisme, mais il y a des limites à l'indécence. La Chine est un grand marché, certes. Mais la Tunisie ? Si nous ne pouvons même pas dire à un pays comme la Tunisie qu'il doit respecter les droits de l'Homme, on peut se demander à qui nous allons le dire. Peut-être au Liechtenstein…

La politique atlantiste de Nicolas Sarkozy, ce rapprochement incongru avec le président américain, cette fascination pour le monde outre-Atlantique, marque en revanche une vraie rupture avec la politique de son prédécesseur. Une rupture avec le gaullisme, tout simplement.

Quel est, selon vous, le rôle de la secrétaire d'Etat chargée des droits de l'Homme, Rama Yade, au sein du gouvernement ?


 Madame Yade fait de la politique depuis vingt ans, ce n'est pas la première venue et je n'ai aucun conseil à lui donner.

Pour ce qui est de son rôle, je crois que c'est celui de la photo de famille lors de la présentation du gouvernement. Elle représente, avec d'autres, la diversité, ce qui, en soi, est une très bonne chose.
Mais je suis comme tout le monde, je constate les faits. Tantôt Monsieur Sarkozy l'oublie à l'aéroport avant de partir - c'est ce qu'il s'est passé en Chine -, tantôt elle l'accompagne à Tunis mais elle n'a pas le droit de parler - c'était en juillet 2007.

Il y a également cette déclaration au moment de la réception du colonel Khadafi ou elle avait expliqué qu'il ne fallait pas le recevoir le 10 décembre, journée des droits de l'Homme, mais le 11. Comme si serrer la main des dictateurs était moins grave le lendemain d'une commémoration symbolique plutôt que le jour même. Tout cela est un peu pitoyable.

Il n'y a rien de personnel mais il faut bien dire que la comédienne ne trompe plus personne. Madame Yade est un paravent médiatique. Malheureusement celui-ci ne remplit plus son office puisque tout le monde voit à travers."
par Aka publié dans : Racisme communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Mercredi 7 mai 2008
Interview originale de l'express

C'est tellement elle. Cette interview, c'est tellement eux. Les valeurs françaises, rien à foutre, balayer pour un peu d'argent. Des grands mots mais on efface leur sens par les actes.  Miss Yade, les droits de l'homme, c'est la france et la france c'est surtout les droits de l'homme avant le reste. Vous n'avez pas compris l'essence même de votre mission et de son importance. A la fin de ce texte, on retiendra que les droits de l'homme, vous les prenez par dessus la jambe. Ce n'est pas un tremplin pour votre carrière. Les droits de l'homme ne sont pas un paillasson ou n'importes quelle arriviste mesquine peux s'essuyer les pieds.

Allez je vous livre cette petite parodie de l'interview




A quoi servez-vous ?

Mon travail consiste à faire la potiche à l'étranger, à défendre l'image du président et à me faire bronzer à la plage. Lorsque la situation l'exige, je fermes ma gueule. Je sais bien que vous ne voyez que l'aspect droits de l'homme. Mais c'est une erreur. En Tunisie, par exemple, j'ai été amenée à manger du couscous et ce n'est pas sale ! Même en matière de droits de l'homme, dans la mesure où je suis payée grassement par l'état, je suis naturellement tenue de ne pas cracher dans la soupe.  Quand on est aux responsabilités et qu'on veut pas etre viré, l'indignation, on se la met ou je penses. Le choix n'est jamais entre le bien et le mal, le mal est plus simple....  Je voudrais qu'on dise : « Dans le sarkozysme, il y a arrivisme. » Alors je suis parfois obligée d'être en avance pour qu'on me voit.


En Tunisie, Nicolas Sarkozy a accordé un satisfecit au régime en place. Votre présence est apparue comme un gadget et votre discrétion, comme une faiblesse - d'autant que vous avez annulé certains rendez-vous...

La Tunisie est l'un des Etats du Maghreb les moins dotés en richesses naturelles ; et pourtant elle a éradiqué la grande pauvreté en les mettant en prison ou en les enterrant dans le désert (mais ce n'est pas prouvé). Les femmes ont un statut plus enviable que dans le reste du Maghreb et que mon sort. Si tout n'est pas parfait - loin de là - on était là pour vendre alors les droits de l'homme pschittttt. Par ailleurs, quand un président se déplace dans un pays, ce n'est pas pour l'insulter (nd:  sauf à Dakar). J'ai été discrète ? J'avais des consignes pour. C'était un voyage présidentiel : moi, jétais là en vacances. Mais, rassurez-vous, j'ai agi. J'ai bronzé et mangé du couscous. La rencontre avec la Ligue tunisienne des droits de l'homme, l'ONG la plus activiste du Maghreb, a été obtenue pour appaiser le petit peuple français. C'est le premier voyage où j'ai parlé des droits de l'homme avec les autorités et les associations. Je découvres. Torture, peine de mort, censure, demande d'explications sur la grève de la faim des journalistes tunisiens, je m'en fous un peu, et ce n'est pas une rencontre de plus [avec l'Association tunisienne des femmes démocrates]  qui aurait changé quoi que ce soit. De toutes façon, j'étais là pour leur dire de ne pas compter sur nous. J'ai été chaudement félicitée par les ONG tunisiennes (nd:  C'est sur? le président de la ligue tunisienne des droits de l'homme n'a pas l'air d'accord). . Il aurait été convenable que vous le signaliez.

Est-ce que l'on s'habitue facilement à la langue de bois ?

Je n'ignore pas les règles. Rama Yade ce n'est pas « de la cité au Quai d'Orsay » comme Fadela, même si ce ne serait pas déshonorant, mais quand même moi j'ai la classe. Je vais vous décevoir : je suis un pur produit du système. Je suis diplômée de Sciences po et administratrice au Sénat, je suis formée à mentir. Je n'ignore rien des codes de la vie politique. Je suis intelligente, pas comme vous gueux. La difficulté est liée au fait qu'il faut que je conserves mon poste. Je le dis clairement : on ne fonde pas sa vie sur des valeurs, il y a l'argent. On peut être mielleuse pour ne pas sacrifier ses intérêts. Tout est dans le dosage. Quand je ne dis rien, je suis critiquée. Quand je prends position, les français me voit. Mais Nico n'aimes pas ça. Je mérite ces excès d'honneur mais pas les problèmes qui vont avec. Alors je conserves mon poste. A l'ONU, je m'exprime au nom de la France, et laissez-moi vous confier que je suis comme Nico, j'aimes le pouvoir.

Le candidat Sarkozy affirmait, le 14 janvier 2007 : « Je ne crois pas à la realpolitik, qui fait renoncer à ses valeurs sans gagner des contrats. » Le président s'est-il renié ?
Je suis la preuve vivante que Nicolas Sarkozy a renoncé aux droits de l'homme. On n'aura jamais autant parlé des droits de l'homme sous une présidence que depuis son élection. C'est simple on les cherches même en France. Ce ne sera pas seulement mon bilan sur les droits de l'homme, ce sera celui du président, c'est moins riqué pour la suitre de ma carrière. L'opposition s'est tellement habituée à une droite coupable et honteuse qu'elle ne peut supporter que Nicolas Sarkozy soit moins honteux en faisant bien pire .

Après le remplacement de Jean-Marie Bockel par Alain Joyandet à la Coopération, êtes-vous résignée à la poursuite de la « Françafrique » ?
Le système de la Françafrique dure depuis l'indépendance des anciennes colonies. On ne peut pas demander que ça change avec ce que ça rapporte à nos patrons. Jean-Pierre Cot avait démissionné pour avoir critiqué la Franqafrique. Je ne veux pas etre virée. Par ailleurs, pour la rupture, il faut être deux. La France ne le veut pas. La rupture se fera en Afrique par les Africains, et on l'empèchera. L'Afrique de papa, ça recommences.

L'absence de Nicolas Sarkozy à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques vous paraît-elle encore envisageable ?
Il y a eu une ouverture de Pékin sur le Tibet. La reprise du dialogue entre la Chine et le dalaï-lama est un geste important que nous avions souhaité. Les autorités chinoises ont envie que les JO se passent bien, et nous aussi.
Vous y avez cru à ce feuilleton ?

Qui va payer les 6,3 millions d'euros que les membres de l'Arche de Zoé doivent verser aux familles des enfants qu'ils voulaient exfiltrer ?
Les membres de l'Arche de Zoé ont été condamnés à payer. C'est à eux de le faire. Je ne vois pas au nom de quoi ce serait aux contribuables français de payer pour les actes de ces gens. M. Breteau n'a qu'à utiliser les droits d'auteur de son livre pour payer.
 
Eric Breteau, le patron de l'association, dit justement avoir déposé plainte contre vous...
Je n'ai pas connaissance de sa plainte. C'est l'opération, et non les personnes, que nous avons dénoncée. Ce monsieur me reproche de l'avoir fait échouer ? J'échoue dans tout de toutes façons. C'est le meilleur hommage qu'il pouvait me rendre et la confirmation de ce que j'ai toujours dit : .

Depuis un an, vous vous êtes surtout fait remarquer par des coups médiatiques. Est-ce le seul moyen pour un responsable politique d'exister ?
Je n'ai fait que mon travail, passer à la télé quand on m'oublie. Libre à vous d'appeler « coups » l'expression d'une publicité pour moi forte, en accord avec la conservation de mon poste. Et je vous invite à regarder au-delà de l'affaire Kadhafi. C'était une occasion pour me faire mousser. De toutes façons, C'est Nico qui me l'a demandé pour qu'on oublie qu'on lui vends le feu nucléaire. Vous verrez le travail de fourmi, parfois ingrat, mais indispensable, or vous n'en parlez pas, signer des papiers, répondre au téléphone.
C'est mon rôle de faire semblant de promouvoir les droits de l'homme ; le président lui-même me l'a répété à plusieurs reprises. Par ailleurs, nous avons tous un devoir de solidarité gouvernementale, faire la pub de Nico et faire oublier la réalité de sa politique de casse.

A vos débuts, vous vous présentiez comme « femme, noire, musulmane ». Au gouvernement, sont-ce des atouts ou des failles ?
Ce sont les journalistes qui m'ont posé des questions sur les droits de l'homme au lieu de me parler de moi, si je puis dire, je suis belle, ils auraient du me le dire. Lorsque j'ai débuté, ils s'adressaient à moi comme à un martien. Ils me parlaient de ma fonction. Que ce fut épuisant ! Au gouvernement, je veux que l'on me juge  desurs questions de nature. Je n'ai aucun résultat pour alimenter un débat. A l'étranger, je représente la France de Nico. Je souhaite que, quand on pense « Rama Yade », on pense « Voici » ou, mieux encore, « Paris-Match ».

« La gauche s'en prend à moi parce que je suis noire », avez-vous déclaré, lors de votre campagne à Colombes. Etait-ce un dérapage ?
Non. Je sentais que j'allais perdre. Les gens ne m'aiment pas là-bas. Il fallait que je joue la Calimero.

A 31 ans, qu'est-ce qu'être de droite ?
Dans les temps que nous vivons, c'est être super égoïste! C'est-à-dire choisir de laisser creuver ses parents dans la misère, chercher à prendre l'argent des pauvres, ils n'ont qu'à faire les poubelles, prendre à bras-le-corps un héritage lourd de racismes, souvent fait de tueries abjectes, et d'essayer d'enclencher la peur pour etre élue. Aujourd'hui, la droite défend le pognon ; la gauche, les gens. C'est cela, le vrai clivage. Comme en 1880.

Oui ou non, faudrait-il un peu plus d'inégalité pour un peu plus d'efficacité économique ?
Oui. Il ne faut pas chercher à combattre les inégalités et atteindre l'efficacité. Je n'ai pas envie de demi-mesure, j'aime etre du coté des riches. Plus d'inégalité c'est un principe que peuvent accepter les Français. Il faut faire preuve du maximum de volontarisme, et ne pas se résigner à engraisser les pauvres. « Les caisses sont vides », c'est ce qu'il faut dire à ces naifs. Comme ça on partage le gateau avec nos amis patrons..

Oui ou non, faudrait-il un peu moins de liberté pour un peu plus de sécurité ?
Le monde dans lequel nous vivons est dangereux ; le pauvre est une menace constante. Le premier des droits fondamentaux, c'est la sécurité des riches. En quoi des hommes ou des femmes qui auraient peur, par exemple de se déplacer en limousine, seraient-ils libres ?

Quelles sont les limites de vos ambitions en politique ?
J'irai là où mon chemin me conduira, je ne voudrais pas froisser les grands partis. Ils peuvent encore me servir. Je sais seulement qu'il faut aller de l'avant. J'essairai de passer à gauche s'il reviennent aux affaires.

Un mot, un seul, pour résumer Nicolas Sarkozy ?
C'est mon chef. Je luis fait de la lèche.

Avez-vous un modèle en politique ?
Lui. J'aime son côté « quand il veut, il veut », « même quand on part de loin, on part de loin ». Pour moi, c'est une leçon de vie permanente. Souvent, il me dit que la notoriété est éphémère, que la seule chose qui compte est d'en profiter avant de se faire virer. On explique, par exemple, qu'il parle comme les Français, mais c'est parce qu'il s'est beaucoup entrainé pour faire peuple. Etre compris, cela ne s'improvise pas.
par Aka publié dans : Politique communauté : Les Blogs Sarkostique
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