Pourquoi la propriété me fait-elle gerber ?
Déjà j'ai le sentiment que ça ne sert à rien. Pire, que ça rend captif d'une volonté qui n'est pas la mienne. Je m'explique, être propriétaire, c'est déjà devenir candidat à la propriété pour toute
la meilleure parie de sa vie. De 25 à 60 ans, on va consacrer toute son énergie à payer. Avec la crise actuelle, c'est 30 ans de crédit qu'on se prend dans la gueule. 30 ans minimum de captivité à
la banque.
Je préfère dépenser mon argent maintenant à avoir une vie quitte à souffrir plus tard.
Alors, on me dit que c'est parce que je n'ai pas d'enfants. Mais peut-etre que j'en aurais. Et je préfère leur apprendre tout de suite qu'on ne peux pas tout avoir dans la vie mais que tant qu'il
reste la liberté, on peut tout réver. Alors, je leur échangerai contre une promiscuité d'un logement social, une ouverture sur le monde.
On peut me dire aussi que je ne leur laisserai rien. Une maison n'est pas un bon investissement pour un enfant. On va les négliger pendant des années pour travailler plus (parce que le crédit, faut
le payer) pour une maison qu'ils vont recevoir à ma mort. Non, ce que je préfères leur léguer, c'est ma présence à leurs cotés. C'est des bases pour qu'ils deviennent autonomes dans la vie, pour
qu'ils puissent faire face à l'adversité. Une éducation ou ils ne seront pas pourris par le matérialisme à la Sarkozy.
On peut me dire qu'acheter, c'est la sécurité quand on est deux. Oui, mais combien de temps ça dure maintenant un couple ? Et que faire quand on se retrouve seul pour payer un appartement qu'on
avait du mal à payer à deux. De ceux que je connais qui ont acheté, tous ont des difficultés à payer et ont peur de l'avenir, ça entraine même des problèmes dans leurs couples. Pas pour moi. Ou est
la sécurité ? C'est du vent. Quand c'est payé, dans 30 ans, là on peut se croire en sécurité et encore. Seulement la société a changé et changera encore. Le couple uni à 25 ans jusqu'à la mort qui
va travailler toute sa carrière dans la région des parents dans le même travail, c'est fini. Comme quoi l'achat n'est pas en phase avec l'évolution de la société. C'est imposé par notre
entourage de vieux.
C'est un vestige du passé. L'avenir, c'est de pouvoir changer d'appartement ou de maison quand on veux.
Et là, on va me dire que les loyers dans le privé sont plus cher que l'acquisition. C'est peut-etre vrai mais il faudrait vraiment voir si c'est le cas. Et je reste confiant, ces bailleurs pourris
vont se faire exploser quand les vieux du papy boom vont mourrir, ça va changer la physionnomie du marché immobilier. Les prix vont chuter, c'est l'offre et la demande.
Par ailleurs, la crise qui est là va mettre des millions de couples à la rue avec des dettes. C'est ce qui arrive aux états-unis avec les subprimes. Si j'étais cynique, je dirais que dans 30 ans,
une bonne part des ménages ayant tenté l'aventure du propriétariat se retrouveront dans le logement social aprés avoir engraissé les banque pendant des années de leurs maigres économies.
Alors la propriété non. Il y a de fortes pressions sociales mais non.
Et la dernière raison pour ne pas etre propriétaire, c'est lui. Vous avez confiance ? Il ne fait que vous mentir.
Et je refuse ce totalitarisme qui consiste à obliger les gens à acheter. Car c'est ça qui est dans son discours. On ne peut s'empécher de penser que ça ouvre des marchés pour le premier
entrepreneur de BTP, Martin Bouygues qui est entre autre le parrain des enfants de Sarkoz y.
Je citerai l'auteur qui devient mon mentor en réponse.
Des individus se sont emparés par ruse ou par violence de la terre commune, et, s'en déclarant les possesseurs, ils ont établi par des lois qu'elle serait à jamais leur été, et que ce droit
de propriété deviendrait la base de la constitution sociale, c'est-à-dire qu'il primerait et au besoin pourrait absorber tous les droits humains, même celui de vivre, s'il avait le malheur de se
trouver en conflit avec le privilège du petit nombre.
Ce droit de propriété s'est étendu, par déduction logique, du sol à d'autres instruments, produits accumulés du travail, désignés par le nom générique de capitaux. Or, comme les capitaux,
stériles d'eux-mêmes, ne fructifient que par la main-d'oeuvre, et que, d'un autre côté, ils sont nécessairement la matière première ouvrée par les forces sociales, la majorité, exclue de leur
possession, se trouve condamnée aux travaux forcés, au profit de la minorité possédante. Les instruments ni les fruits du travail n'appartiennent pas aux travailleurs, mais aux oisifs. Les
branches gourmandes absorbent la sève de l'arbre, au détriment des rameaux fertiles. Les frelons dévorent le miel créé par les abeilles.
Tel est notre ordre social, fondé par la conquête, qui a divisé les populations en vainqueurs et en vaincus. La conséquence logique d'une telle organisation, c'est l'esclavage. Il ne s'est
pas fait attendre. En effet, le sol ne tirant sa valeur que de la culture, les privilégies ont conclu, du droit de posséder le sol, celui de posséder aussi le bétail humain qui le féconde. Ils
l'ont considéré d'abord comme le complément de leur domaine, puis, en dernière analyse, comme une propriété personnelle, indépendante du sol.
Cependant le principe d'égalité, gravé au fond du coeur, et qui conspire, avec les siècles, à détruire, sous toutes ses formes, l'exploitation de l'homme par l'homme, porta le premier coup
au droit sacrilège de propriété, en brisant l'esclavage domestique
Auguste Blanqui
Et au final, c'est ça.
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